Conservez votre histoire par écrit.

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Amoureuse des mots et des histoires de vie,

je vous propose de me raconter votre histoire,
j'en ferai un texte à redécouvrir et à transmettre. 

L'écriture transporte, détaille, ancre des émotions, des moments, des passages. Elle complète l'image, vient raconter le vécu et l'invisible. A mesure que les mots sont lus, la scène apparaît. J'aime raconter ce qu'on ne voit pas sur une photographie. J'aime écouter les histoires de vie. Naturellement, Full sentimental est pour qui le souhaite un mélange des deux, écriture et photographie. L'occasion d'une parenthèse pour poser ses souvenirs et les relire comme un ticket vers un voyage dans le temps. 

Qu'il s'agisse de se remémorer le beau

ou d'un exutoire pour ce dont on ne veut plus s'encombrer.
Les mots posés font avancer. 

Quels souvenirs, quelles histoires ?

La rencontre avec votre moitié. Le jour où vous avez décidé de changer de vie. Votre demande en mariage. Son premier éclat de rire. Ce que vous aimez chez eux. Vos fiertés. Vos rêves. Vos peurs. Le souvenir qui vous fait encore éclater de rire. Celui qui vous fait pleurer. La surprise qui vous a ému. Votre changement de vie en cours. Les difficultés qui vous ont forgées. Les victoires accomplies. Le premier rendez-vous. L'amour. L'enfance. Les départs. Les réussites. L'adoption. Les expériences qui font avancer et que vous voulez laisser en héritage. Les touts et des riens. Les parcours hors du commun. Les choses du quotidien. Ce que vous ne voulez pas oublier. Ce qui est précieux et que vous voulez garder et transmettre. 

 

NOCES DE DIAMANT

// L'histoire de la rencontre de Jacques et Marie-Lucie, mariés depuis 60 ans //

. La rencontre de Marie-Lucie et Jacques entre 1956 et 1957 dans la région lilloise .

« Il faut savoir dire non »

Chapitre 1 - En quête d'un chœur

 

 

 

Au volant de sa 4CV verte, immatriculée 858 BW 44, Jacques enchaîne les rendez-vous pour son nouveau poste de technico-commercial dans sa région natale. Après ces derniers mois et une série d'engagements loin de chez lui, c'est un vent de liberté qui entre par la fenêtre de sa voiture de fonction.

 

En effet, Jacques revient d'un service militaire, d'un rappel de 3 mois dans le rif marocain et d'une spécialisation dans la Nutrition Animale à l’Agro-Paris. Dans le rétroviseur, la barbiche qui orne son visage lui évoque le confort précaire de son passage au Maghreb et la surprise de ses parents lorsqu'à son retour il se présenta à eux accompagné de ce cache-menton. Il ne le sait pas encore, mais 60 ans plus tard, cette signature caractéristique sur le bas de son visage ne l'aura pas quitté un seul jour.

 

Fraîchement embauché, installé au 3eme étage de la maison familiale de Fives dans sa chambre « de bonne sans bonne » - comme il aime à l'appeler - la vie lui offre le temps de vaquer à de  nouvelles activités.

 

C'est ainsi que Jacques, 5ème dans la lignée de 10 frères et sœurs, se met en quête d'un chœur. C'est à Lille, à la chorale des « JMF » (Jeunesses Musicales de France) qu'il fait ses premières gammes et de nouvelles amitiés. Il y fait la connaissance de sympathiques choristes et n'hésite pas à rallonger la distance pour suivre une de ses amies, Marie-Lucie, vers la chorale ACJ de Tourcoing (A Cœur Joie) où elle est inscrite. 

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ELLES

// Relation mère fille //

(...) 28 ans les séparent et depuis la rentrée, 100 km se sont rajoutés. Pour autant, leur lien est aussi indélébile que le portrait de Frida Kahlo fraîchement tatoué sur le bras de la plus jeune des deux. La petite fille a grandi c'est certain.  Le temps où sa mère lui dessinait des coccinelles sur ses doigts de pieds taille bébé est passé. En quelques mois, le quotidien millimétré bus-lycée-taekwondo de Maëlle a laissé place à un tsunami de nouveautés. Son bac mention bien obtenu, l'aventure se joue désormais à Tours, à une heure de la maison familiale de Lailly-en-Val. Heureuse et fière d'avoir réussi le test d'entrée elle a intégré l'école de graphisme qu'elle convoitait. Et c'est seulement après s’être installée dans sa nouvelle vie qu'elle a quitté ses 17 ans pour la majorité. Ce départ en rappelle un autre. C'est aussi à 18 ans que Mireille avait troqué le domicile familial pour la première adresse à son nom et à celle de son petit-ami de l'époque. 18 ans chez les femmes de cette lignée est bien l'âge de l'émancipation. (...)


2001 NUITS ET DES POUSSIERES

// Il était une fois une rupture //

(....) La main est la première à s'éveiller. Elle caresse le drap, frôle la douceur et les plis du coton. Dans la chaleur apaisante du lit, elle voyage vers sa destination, son port d'attache. A son tour, la mémoire renaît, encore paisible et embrumée, pareille à une mer d'huile. Mais la main sur son chemin ne butte sur rien et à mesure que les doigts cherchent en vain, la mémoire trouve. Sortent du sommeil des bribes de souvenirs acides et coupants. Puis un doute. Puis un moment. Une certitude. La main se crispe, la panique s'invite, le souffle se coupe. Les yeux, grands ouverts, fixent l'absence. Alors, ce matin encore, c'est au tour de la douleur et des pleurs de resurgir. La douleur est aussi vive que les larmes inépuisables. Un puits sans fond. Une lame de fond. Vertigineuse. Sans cesse, chaque matin, chaque midi, chaque soir, elles naissent, roulent et déferlent les larmes, à l'image de tsunamis, sans retour possible, les unes après les autres. Puis elles se noient dans les draps et rejoignent son odeur encore là. Il est parti il y a quelques jours seulement. (...)


LE PAVILLON

// Etre là au moment où la vie bascule. Poser des mots pour accepter les faits //

(...) Il y a ici une forme de tranquille perfection, qui s'installe sans faire de bruit pour ne pas déranger le voisinage. Chaque chose est à sa place. Plus je vois les jardins, l'espace entre chacune des maisons, les rideaux aux fenêtres, plus je ressens une forme d'exotisme. Je sors mon appareil pour l'occasion et je commence à photographier, ou alors j'ai commencé après je ne sais plus exactement. Du pavillon de la jeune retraitée, une voix interpelle la femme qui s’apprêtait à rentrer dans sa voiture.

- « Sabine ! Viens ! Ton père est tombé, je suis en panique ».

Je ferme ma portière, mes yeux balayent la scène pour comprendre. La femme claque sa portière à son tour, suivi de son jeune fils. Elle se dirige en courant vers la maison qu'elle venait vraisemblablement de quitter. Je rentre avec le livre que j'étais partie récupérer 2 minutes plus tôt. Je raconte ce que j'ai entendu et ce que j'ai vu dehors. De notre côté de la haie, le barbecue est lancé, il peine à prendre. Les 2 chats de la maison se toisent sous le regard inquiet de ma belle-sœur qui veut éviter une guerre des griffes. Mon frère a tourné les merguez, le samu a été appelé nous dit-il, il vient de l'entendre. (...)


LA DERNIERE MAISON

// Quant le récit est encore trop lourd à formuler, les définitions allègent les maux //